Des psychomotriciens pour améliorer l'accueil des enfants handicapés en crèche

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Paris a dépassé ses objectifs pour la mandature en termes de créations de places de crèche, s'est félicitée, le 5 septembre, Olga Trostiansky, à l'occasion de l'inauguration d'une nouvelle structure collective de 66 places dans le XIIe arrondissement.
Au total, 4 516 places ont été créées dans la capitale entre mars 2001 et mars 2007, selon l'adjointe au maire de Paris, qui a indiqué que cette capacité d'accueil avait encore été augmentée, depuis mars, de 860 places. Le parc disponible s'élève donc à plus de 29 000 places.
Parmi les autres mesures annoncées, Olga Trostiansky a aussi souligné la possibilité pour les parents d'utiliser le CESU prépayé pour régler la garde de leurs enfants et la mise en ligne d'un site destiné à faciliter la garde à domicile (11 898 enfants de moins de trois ans au 1er janvier 2007).
Contestation municipale
Ce bilan est contesté par l'opposition municipale, Françoise de Panafieu affirmant le même jour que "les 4 516 places comptabilisées au 31 mars 2007 ne tiennent pas compte des places fermées, des places transférées, des places artificiellement créées par une astuce comptable, (...) des places initiées sous la mandature précédente".
Au final, "ce ne sont que 2 830 places que l'on peut mettre au crédit de M. Delanoë, soit 66 % de son engagement électoral", assure par communiqué la candidate UMP à l'Hôtel de Ville.

Environ un millier d'enfants handicapés sont accueillis dans les crèches collectives parisiennes, municipales ou associatives, a rappelé mercredi 5 septembre Olga Trostiansky, adjointe au maire chargée de la petite enfance et de la famille, en annonçant la mise en place d'une équipe de 12 psychomotriciens, chargés de soutenir les personnels des structures petite enfance de la ville.
Ce nouveau dispositif, qui entre en vigueur dès le mois de septembre 2007, n'est pas exclusivement réservé aux enfants porteurs de handicap ou atteints d'une maladie chronique, l'ensemble des usagers de ces établissements pouvant en bénéficier, a-t-on précisé au cabinet d'Olga Trostiansky.

Interventions en crèches et PMI
 
Pour autant, les psychomotriciens recrutés cet été ont vocation à "aider les équipes à adapter leurs pratiques aux besoins spécifiques des enfants en situation de handicap ou en difficulté", indique la Ville de Paris, dans son dossier de presse.
Cette expérimentation sur deux ans, développée dans six arrondissements de l'Est parisien (Xe, XIe, XIIe, XIIIe, XIXe et XXe), sera mise en oeuvre dans 216 établissements d'accueil, soit plus de la moitié des crèches municipales, et 19 centres de protection maternelle et infantile (PMI), soit 44 % d'entre eux.
Chaque psychomotricien interviendra ainsi dans une vingtaine d'établissements et deux centres de PMI, a précisé la municipalité.
Dans le cadre des consultations de PMI, ces professionnels "contribueront au repérage et dépistage des enfants à risque de troubles psychomoteurs ou en situation de handicap", et soit à leur orientation vers les structures de soins spécialisées, soit à leur insertion dans les structures d'accueil de la petite enfance.
Une démarche d'évaluation sera menée par la direction de la famille et de la petite enfance (DFPE), en plusieurs étapes, dès la fin du premier trimestre 2008 et jusqu'à l'été 2009.

Prévention de l'obésité
 
Associée au réseau de prévention et de prise en charge de l'obésité en pédiatrie (REPOP 75), la protection maternelle et infantile lance par ailleurs, toujours à la rentrée et dans les quartiers de l'Est parisien, des actions de prévention de l'obésité dans une dizaine de centres de PMI, dans le cadre du programme régional de santé publique (PRSP).
Des ateliers collectifs doivent ainsi être organisés, en direction d'environ 2 000 familles de la capitale, afin de "renforcer et clarifier l'information des parents sur les bonnes pratiques de nutrition et d'hygiène de vie".
En constante augmentation, "l'obésité infantile touche aujourd'hui un petit Parisien sur dix", a souligné Olga Trostiansky. Cette expérience sera aussi évaluée au bout d'un an par la DFPE et la direction régionale de la santé publique
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