Brest : Faire garder son enfant, un sacré casse-tête

Publié le par Khalam

Allain Jouis, adjoint à la petite enfance, revient sur la politique menée par la mairie

Manque-t-il des places à Brest pour l'accueil des jeunes enfants ?

Aujourd'hui, la demande est très forte en matière d'accueil collectif. Il existe des tendances dans les modes d'accueil, et ce qui est le plus demandé en ce moment, c'est l'accueil collectif.

Je reconnais qu'il y a un manque de places en crèches collectives. Il est de 100 et 150 places. En contrepartie, on bénéficie d'un réseau important d'assistantes maternelles, agréées par le conseil général, et qui sont employées par les familles.

Dans certaines villes, un système de garde de nuit a été instauré en parallèle. À Brest, nous n'avons pas beaucoup de demandes. Ce n'est donc pas encore d'actualité.

Comment se met en place une politique de la petite enfance ?

C'est extrêmement difficile. Si on étend le nombre de places en crèches par exemple, que deviennent les 750 assistantes maternelles travaillant à Brest ? Il faut trouver un équilibre. En décembre 2006, le gouvernement a annoncé la création de 12 000 places par an pendant cinq années. Concrètement, nous n'avons rien vu en 2007. Il faudrait lancer un véritable plan national.

Et au niveau de la Ville de Brest, de nouvelles créations sont-elles prévues ?

L'année dernière, nous avons participé à la naissance de deux nouvelles crèches associatives. Cela représente 58 places supplémentaires, entre la crèche Jean-de-la-Fontaine (créée avec les Mutuelles de Bretagne) et les Poupig d'Armor, projet que nous montons avec les Amitiés d'Armor.

Pour les places, nous faisons le choix d'accueillir d'abord les familles aux revenus les plus faibles, suivant le quotient familial de la Caisse d'allocations familiales. Concernant l'avenir, la crèche Frimousse, à Saint-Martin, va déménager dans des locaux plus adaptés. Cela devrait permettre de créer 16 à 20 places supplémentaires en 2009.

Nous avons aussi en projet l'extension de la crèche associative Graine de soleil, pour 2009 également, avec 20 à 30 nouvelles places. Il y a aussi la crèche P'tit Mousse, à Bellevue, que nous souhaiterions déménager dans de nouveaux locaux. Mais nous attendons encore les financements.

La demande de places augmente-t-elle ?

Les demandes restent stables depuis environ trois ou quatre ans. Chaque année, nous avons 1 800 naissances d'enfants brestois, et 562 places en crèches collectives.

Entre 1997 et 1999, nous avions trop de places en crèches. Nous avons, alors, été obligés de fermer une unité, qui a ensuite été rouverte en 2001. Cette fermeture s'explique, en partie, parce qu'il y avait moins de femmes à travailler.

Le besoin de places est lié à la situation économique d'une ville. C'est même un indicateur de bonne santé économique. En 1999-2000, il y a eu beaucoup de naissances, comme un petit baby-boom : on est monté à 2 000 naissances.

Le problème, comme il manque des places en crèches, c'est le positionnement géographique des assistantes maternelles. Nous en avons très peu en centre-ville, alors que la demande y est très forte. Dans le centre, il y a beaucoup de familles avec des nouveaux nés.

 

Propos recueillis

par Naëlle LE MOAL.

 
Ouest-France / In Brest Ma Ville com
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