Rapport Attali : Pages 25 à 26 (Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française)

Publié le par Khalam

Suite à une réaction vive sur le Forum, je vous livre ici le paragraphe qui suscite une polémique dans le cosme de la PE. 

Merci à Mapi pour sa contribution. 
L'intégralité
du Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française est consultable ICI

Les clés du changement

Le temps est venu de modifier les modes d’éducation, d’orientation et de promotion au sein de la société. La préoccupation du résultat (qui n’est autre que la réussite de tous les élèves) doit aujourd’hui primer sur la simple exigence de moyens. La France peut faire beaucoup mieux avec les mêmes moyens.

La régression en lecture, en sciences et en relations humaines n’est pas une fatalité. Les pays qui ont progressé ou rattrapé leur retard ont, mieux que la France, tenu compte de la très grande plasticité de l’intelligence et de la création incessante de nouveaux rituels culturels. Ils ont tous tenu compte des rythmes scolaires fondés sur les processus biologiques d’apprentissage : grandes vacances moins longues, journées plus courtes et plus légères, sport et détente en début d’après-midi… Les rythmes scolaires français impliquent des journées lourdes et des programmes mal répartis qui ralentissent les processus d’apprentissage !

OBJECTIF Doter tous les enfants des atouts nécessaires au monde

DÉCISION 1



Améliorer la formation des éducateurs et éducatrices de crèche et des assistantes maternelles, revaloriser leur diplôme et en augmenter le nombre.

L’acquisition de la confiance se fait pour les deux tiers de tous nos enfants, quels que soient la culture et le niveau social, lors des dix premiers mois, bien avant le début de la parole. Pratiquement tous

les enfants épanouis se trouvent dans des milieux affectifs et sociaux stables : lorsque arrive l’âge de l’école, ils sont les mieux préparés à en profiter. À l’opposé, un enfant sur trois connaît dès les

premiers mois une difficulté de développement. Lorsqu’ils entrent à l’école, ils vivent cette épreuve comme un véritable traumatisme, régressent, dorment mal, et leur angoisse provoque une inhibition

relationnelle et intellectuelle qui les place d’emblée parmi les mauvaises performances scolaires. Humiliés par l’école, ils se mettent à la détester et développent souvent des comportements

hostiles.

 

 

La priorité est de mieux former les 280 000 assistantes maternelles et l’ensemble des éducatrices de crèche pour qu’elles participent à l’acquisition par les enfants, dès les tout premiers mois de la vie, des éléments fondamentaux, dont le langage. Cette formation pourrait être largement effectuée par Internet, à coût très réduit, et pourrait être mise en place dès la rentrée 2009.

Aussi faut-il doubler de 120 à 240 heures le nombre d’heures de formation des assistantes maternelles et des éducatrices de crèche, et augmenter le nombre de ces personnels.

Au total, quand ils arrivent à l’école primaire, les enfants présentent des différences en termes d’éveil, de maîtrise du vocabulaire, de capacité d’écoute, d’aptitude à retenir, etc. L’école primaire ne permet pas de réduire les difficultés décelées à la maternelle. Les facteurs de base de la croissance sont alors irréversiblement en place. La prise en charge très tôt des enfants est par conséquent primordiale. Pour cela, il est fondamental de se donner des obligations de résultats en termes d’éveil des comportements pour les enfants dès la crèche ou la garde chez des assistantes maternelles.

 
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