Brouhaha à la garderie

Publié le par Khalamity

Le bruit nuit aux apprentissages / CorbisSaviez-vous que le haut niveau de bruit à la garderie peut nuire aux apprentissages des enfants? Il y a quelques années, des chercheurs ont mesuré les niveaux de bruit dans des garderies de la région de Montréal. Le résultat? Des niveaux de bruit s'échelonnant entre 66 et 94 dBA qui constitue, soit dit en passant, le niveau sonore d'une discothèque. Heureusement, l'enfant ne devrait pas être exposé à ces intensités dangereuses suffisamment longtemps pour qu'elles constituent une menace de surdité professionnelle, laquelle ne survient qu'au cours de décennies d'exposition. Par contre, pour les éducateurs qui passent une bonne partie de leur vie dans cet environnement, les risques d'en souffrir sont plus grands.

Voici quelques solutions pratiques pour améliorer la situation :

 

  • Utilisez des jouets moins bruyants, dont les roues sont de caoutchouc au lieu de plastique dur par exemple.
  • Isolez le coin réservé au jeu à l'aide de tapis de gymnastique en caoutchouc.
  • Aménagez des îlots isolés qui seront destinés à différents types d'activité, comme la lecture, le jeu, l'ordinateur et la communication verbale.
  • Comme l'essentiel du bruit est généré par les enfants, créez, par des techniques d'animation, des moments d'attention silencieuse où la communication verbale devient possible.

Pour ce qui est de l'école, la pédagogie par projets qui favorise l'apprentissage en équipe, est maintenant pointée du doigt pour l'augmentation du bruit généré dans la classe. Et pour les enfants qui éprouvent des difficultés d'apprentissage, évoluer dans un milieu bruyant ne peut qu'exacerber les problèmes. Une solution? Plusieurs écoles ont recouvert les pieds de leurs chaises de... balles de tennis! Les enfants remarquent immédiatement le bénéfice qu'ils retirent d'une diminution de bruit au quotidien. Le résultat étant très encourageant, plusieurs écoles ont emboîté le pas. Pour Sylvie Bourcier, conseillère auprès des éducatrices, il faut aussi «promouvoir des attitudes éducatives qui invitent les enfants au contrôle de soi». Un dossier à suivre de près...

Source : « Brouhaha à la garderie », Pauline Gravel, Le Magazine Enfants Québec, novembre 2001. in EnfantsQuebec.com

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N
en maison des enfants Montessori, il y a souvent moins de bruit... la leçon de silence existe aussi. Très jeune, l'enfant apprend comment déplacer et porter sa chaise sans trop faire de bruit. C'est non seulement du savoir-vivre en collectivité, mais aussi un exercice moteur de la vie quotidienne important pour eux. <br /> Les activités étant essentiellement individuelles jusqu'à 6 ans, Les îlots s'aménagent d'eux-même : l'un choisit un tapis au sol pour travailler, l'autre une table... Et quand ils veulent parler avec un copain, il choisissent un tapis où ils peuvent parler tout bas tous les deux.<br /> Le calme d'une ambiance en Montessori vient aussi du calme intérieur de la maîtresse/éducatrice qui a un impact sur les enfants et participe à l'accompagnement vers le chemin de la concentration des enfants.<br /> L'adulte maintient autant que possible un son de voix peu élevé mais perceptible à l'enfant à qui elle s'adresse. Elle ne parle pas à un enfant de l'autre bout de la classe, la plupart du temps.<br /> Chaque présentation de matériel se fait individuellement à l'enfant et c'est une démonstration/communication plus gestuelle que verbale...<br /> Je suis sûre que l'on retrouve dans d'autres pédagogies dites alternatives des pistes à expérimenter à ces sujets... Et dire que ces pédagogies existent depuis le début du 20ème siècle... Qu'est-ce qu'on attend pour s'ouvrir un peu plus ?
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C
C'est vrai que le bruit est un problème à la crèche, Nina n'a pas du tout le même rythme de sommeil et elle dort peu alors que c'est une marmotte à la maison! bisous, bon week en et bonne semaine... à nous les vacances!!
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