Musicothérapie : la Psychophonie
La Psychophonie est une démarche auto-experimentale d'harmonie physique et psychique utilisant, à la faveur de la voix parlée et chantée, Les correspondances entre l'Homme, les sons, les rythmes et le verbe, créant patiemment une synthèse de connaissance et d'équilibre" Marie-Louise AUCHER
ZOOM sur le Chant prénatal :
Citation de Marie Louise AUCHER : "J'ai remarqué maintes fois depuis le début de ma "croisade" pour le chant prénatal que les enfants ainsi "vibrés in utero" présentent, une fois nés, un capital grandissant de joie et d'équilibre." Extrait de la "revue française de yoga, n°7 : la voix : une voie"(1993)
Ce que l’enfant perçoit
Au début, dès la septième semaine de grossesse, le foetus peut percevoir la vibration des sons avant même la formation de l’appareil auditif, grâce aux os de son crâne, le bassin de la maman servant de résonateur. Ensuite, durant toute la grossesse, les hautes fréquences sont filtrées par les muscles et le liquide, et seules les basses fréquences viennent vibrer contre les corpuscules tactiles de la bouche et des mains du bébé, comme une ficelle à laquelle on impulserait de lentes et fortes ondulations. Renforcées par la caisse de résonance utérine, elles viennent caresser sa bouche. L’émotion est si forte que son coeur s’accélère, il s’étire, tourne la tête, suce son pouce ou gambade.
De plus, le foetus réagit non seulement aux stimulations qui viennent de l'extérieur, mais aussi, par voie hormonale, aux émotions de sa maman.
Ainsi, après la naissance, l'enfant est capable de reconnaître un morceau de musique ou une voix auquel on l'aura familiarisé durant la grossesse. A son audition, il se calme ou manifeste un intérêt. Par ailleurs, les sons aux fréquences très basses facilitent l'endormissement de l'enfant dans les mois qui suivent la naissance. L’expérience a été faite en milieu hospitalier aboutissant à un bon pourcentage d’endormissement des tout-petits.
Au bénéfice de la maman
Chez la maman, l'émission régulière de ce type de sons aide à maintenir un souffle expiratoire plus long et plus aisé qu'une respiration ordinaire, ce qui développe la capacité respiratoire et l'oxygénation, capitales au moment de l'accouchement. La production de sonorités graves peut diminuer la durée du "travail" de deux à quatre heures : l'utérus, mieux oxygéné, est plus fonctionnel. La femme est détendue, l'ouverture du col de l'utérus est donc accélérée. En outre, l'expiration freinée au moment de l'expulsion permet une meilleure maîtrise de la douleur et peut éviter le recours à l'épisiotomie.
- le chant prénatal : une intuition qui fait son chemin
Dans les années soixante-dix,
Marie-Louise Aucher, chanteuse et fondatrice de la Psychophonie®, pressent que le chant peut être bénéfique pour le bébé pendant la grossesse. Encouragée par sa rencontre avec le docteur Leboyer, elle propose sur Paris, à des femmes enceintes, de venir chanter chaque semaine, pour l'enfant à naître. Dans son sillage, une jeune sage-femme enthousiaste, Chantal Verdière, expérimente en maternité les bienfaits du chant pour la femme enceinte.
Le Chant Prénatal est né.
- Le répertoire
Depuis 1976, les" chansons pour l'enfant à naître" composées par Marie Louise Aucher, sont chantées, toujours appréciées, par les femmes enceintes qui pratiquent les séances de chant prénatal.
D'autres compositions sont venues élargir son répertoire au fil des ans. Conçues pour accompagner les mois de la grossesse, elles favorisent la communication entre l'enfant in-utéro et ses parents. Fredonnées dans l'intimité, ou partagées dans la convivialité du groupe, ces chansons permettent à chacun d'oser exprimer ses émotions.
