Une webcam pour surveiller la crèche: la mode débarque!

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Ce sujet a déjà été abordé à maintes reprises sur La Pouponniere. J'y ai longuement réfléchis, et j'ai eu l'occasion d'échanger à ce sujet avec des professionnels de la PE (généralement contre), des parents (généralement pour), des représentants des autorités locales (souvent dépassés) et des industiels de la video (comme vous vous en doutez.... forcément POUR!). 
Je n'ai pas réussi à me décider... la professionnelle en moi a tendance à se dire CONTRE: problème juridique de la surveillance des personnels, et nécessité de séparer les parents et leurs enfants en laissant à l'enfant son intimité. La maman suggère que peut être oui, ce serait sympa d'avoir accés dans la journée à quelques retransmissions sur le Web...... 

En tous cas, en France, nous ne sommes pas les seuls à nous préoccuper du dossier. Nos voisins suisses s'y penchent de plus en plus...


D'ici à l'été 2008, une «cybercrèche» pourrait ouvrir à Corbières (FR), village d'à peine 400 habitants, en Gruyère

Raphaël Pomey - 25 Septembre 2007
Le Matin Bleu
Keystone
La vidéosurveillance en garderie: l’obsession du contrôle absolu?

 

En plus du personnel habituel, celle-ci devrait être équipée de trois webcams, qui permettront aux parents d'observer les enfants depuis Internet, grâce à un code personnel. «En tant que père de quatre enfants, je sais qu'il est rassurant de pouvoir observer les petits quand on est loin d'eux», confie le manager à l'origine du projet.

Volonté de contrôle absolu? Depuis plusieurs années, les crèches sous surveillance essaiment en Angleterre et aux Etats-Unis, suite à diverses affaires de maltraitances. Pourtant, le chef d'entreprise, qui préfère garder l'anonymat, l'assure: «Il ne s'agit pas de surveiller les employés. L'idée consiste surtout à rassurer les parents.»

Si les autorités du village voient d'un bon oeil l'arrivée d'une garderie pour les tout-petits, le projet peine à convaincre: «C'est tellement calme ici que nous comprenons difficilement cette idée de caméra», explique le syndic Bertrand Ansermot. Le chef d'entreprise croit à son projet au point de penser à revendre son entreprise, selon «La Gruyère». Il souhaiterait même exporter son projet si des parents manifestent leur intérêt ailleurs, confie-t-il au «Matin Bleu».

Certains l'ont devancé: «Nous nous étions opposés à une telle demande il y a près d'une année, explique Philippe Lavanchy, chef du Service de protection de la jeunesse dans le canton de Vaud. L'affaire avait fini au Tribunal administratif qui avait confirmé notre décision. Ce projet pose problème au niveau de la loi sur le travail, qui interdit la surveillance permanente des employés. Sans oublier l'aspect pédagogique.» En Gruyère, des travaux devraient commencer en mars 2008, selon le manager

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