Crèche d’entreprise : le mode de garde rêvé

Publié le par Khalam

Idéales pour les parents, les crèches privées d’entreprise satisfont tout autant les employeurs… 
C’est un réel parcours du combattant que d’obtenir un mode de garde pour son enfant ! Manque de places en crèche, horaires pas assez souples, casse-tête pour trouver une garde partagée… En 2006, sur les 2,4 millions d’enfants de moins de trois ans, 240 000 n’ont pas pu bénéficier de mode de garde.
Et pour cause, la France triomphe d’un taux de fécondité de près de deux enfants par femme et 80 % des mères continuent de travailler tout en élevant leur bambin.
Le vent en poupe
Infobebes.com est parti à la rencontre de deux jeunes pères, Olivier Bret et Jérôme Doligé, qui face à la pénurie de structures, ont créé en 2003 « Tout petit monde », un réseau de crèches d’entreprises. Depuis, ce type d’établissements ne cesse de se multiplier, passant de 32 en 2006 (selon la Cnaf), à près du double en 2007. « Tout petit monde » envisage de créer 15 crèches d’entreprise supplémentaires l’année prochaine.
Tout bénef’ pour les sociétés
 « Les entreprises s’impliquent de plus en plus dans la politique familiale » constate Olivier Bret. Coca-Cola, Ecolab, Johnson & Johnson, Direction générale de l’aviation civile (DGAC), Steria, Zodiac et Nestlé ont ainsi réservé des berceaux dans la crèche interentreprises les Lavandières à Issy-les-Moulineaux (Haut-de-Seine), située à deux pas de leurs bureaux. En offrant aux parents salariés une solution pour garder leur tout-petit, l’entreprise résout les problèmes d’absentéisme, montre une image citoyenne d’elle-même, mais surtout, facilite le retour au travail après le congé maternité ! Autre avantage : rassurés de savoir leur enfant gardé à proximité, les parents peuvent se montrer moins stressés et donc davantage investis dans leur travail.
Coup de pouce de l’Etat
En 2003, la Conférence de la famille a ouvert le secteur de la petite enfance au privé. Depuis, plusieurs aides de l’Etat subventionnent les entreprises, prenant en charge de 40 à 80 % des frais de création et 60 % des frais de fonctionnement de la crèche. Les parents, eux,  bénéficient des tarifs CAF, donc identiques à ceux d’une crèche collective ou municipale.

Un plébiscite des familles

Grâce à tous les avantages qu’elle apporte, la crèche d’entreprise offre un parfait équilibre entre vie professionnelle et vie privée. La preuve, sur le terrain…

« Ça m’a sauvé la vie ! »
s’exclame Sophia, une maman, venue chercher sa petite fille à la crèche les Lavandières après sa journée de travail chez Johnson & Johnson, à quelques mètres de là. « C’était la croix et la bannière pour trouver une place dans une crèche municipale ». En réservant des berceaux dans cette crèche interentreprises, son employeur a résolu le problème.
Bruno, salarié chez Ecolab, se montre aussi conquis : « il n’y a pas à courir, le matin comme le soir, pour déposer son enfant : le gain de temps est énorme. Surtout, je bénéficie du service exemplaire d’une crèche privée, au même coût qu’une crèche municipale. C’est aussi très rassurant de savoir son enfant très proche. »
De là à faire un petit saut dans la journée pour remplacer la pause café par une pause baiser ? « Ce n’est pas souhaitable, considère la directrice de la crèche les Lavandières, Valérie Gressier. Faire vivre plusieurs séparations à un enfant dans une seule journée n’est pas forcément adapté. Mais cela n’empêche pas certains parents de profiter de l’heure du déjeuner pour jeter un petit coup d’œil dans le jardin. D’autres préfèrent envoyer leurs collègues en éclairage… »
Souplesse horaire
Calée sur les horaires de bureau, la crèche les Lavandières est ouverte de 8h à 19h30 et ne ferme pas pendant les vacances scolaires. « Chacune de nos crèches fixe ses horaires selon l’entreprise. L’établissement que Renault trucks s’apprête à ouvrir à Lyon accueillera les enfants de 5h30 à 22h30 le soir. Le but étant de s’adapter aux employés ouvriers, qui travaillent en 2/8 ou 3/8 », explique Olivier Bret, directeur général de « Tout petit monde ».
Finalement pas de panique si un dossier urgent est à boucler. La crèche ferme suffisamment tard. Envolé le stress de la fin de journée !



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