Vidéo-surveillance des lieux d'accueil de la petite enfance

Publié le par Gwenaëlle

Vidéo-surveillance des lieux d'accueil de la petite enfance


Aux Etats-Unis, les caméras de surveillance vidéo sont largement utilisées pour "surveiller" les jardins d'enfants. Ce modèle arrive peu à peu en France. (ex : Webcrèche)
Je souhaite installer un système similaire dans une crèche collective. Non pas pour "surveiller" le personnel, mais pour rassurer les parents (la nuance est infime...), et pour leur donner la possibilité d'assister à certaines activités, pour leur permettre de voir leurs enfants se développer.

En dehors de l'aspect "jardin secret" de l'enfant, (que dirions nous si notre conjoint, nos amis, notre famille pouvaient se connecter à notre bureau???), je me pose une question éthique.

 

N'est ce pas inciter au voyeurisme? N'est ce pas rentrer dans le système de la télé réalité? La crèche = un mini loft?

Et surtout, quid de la sécurité des flux vidéos? Je ne souhaite pas donner matière aux réseaux pédophiles...

Qu'en pensez vous?

 

 

 

Gwenaelle - 08 novembre 2005 - Chargée de projets

Réponse de Dominique Verdejo

Dominique Verdejo a posté le message suivant en réponse à l'une vos contributions dans un forum de discussion.

 

 

 

Effectivement, aux Etats-Unis s'est développé depuis 1998 un "marché" appelé le childcare viewing.

La première cybercrèche réalisée par Sphinx Vision en 2000 pour la mairie d'Issy les Moulineaux n'était en ce sens qu'une remake Française de sites comme www.kindercam.com. pourtant, trois différences fondamentales existent entre les deux visions transatlantiques, outre la technoogie propre de chaque système :

1) Les cybercrèches Françaises développées par Sphinx Vision ont reçu l'agrément de la CNIL pour délivrer le service d'accès vidéo en temps réel via l'Internet aux parents des enfants accueillis dans leurs murs. Ce n'est pas peu dire si l'on sait que la CNIL a étudié très attentivement les conditions de confidentialité et de sécurité des échanges liés au service et qu'il a fallu 9 mois pour qu'elle donne son feu vert...

2) La finalité du service est différente. Aux Etats Unis il permet de voir son enfant à tout moment, dés lors qu'il est dans le champ de la caméra. (caméra au dessus du lit à la sieste, caméra de salle de jeu).

En France, le service est géré par le personnel éducatif qui décide quand il rendra les caméras visibles et convoque les parents à regarder au moment qu'il planifie.

3) Le service distribué aux parents par les cybercrèches Françaises est GRATUIT, il est payé par la mairie au fournisseur du service d'hébergement et de maintenance des caméras mais rien n'est facturé aux parents.

Aux Etats-Unis, au contraire, c'est un véritable Business. Les parents paient. Cela permet à ce marché d'exister en vrai grandeur avec de vrais clients.

En conclusion, tout a été mis en place dans le système Français pour éviter les utilisations frauduleuses.

Par contre l'usage limité par la volonté du personnel pédagogique ne rend pas le service suffisament attractif pour créer un besoin au niveau des parents et créer un marché. Nous restons au niveau de l'expérimentation.

Aux Etats-Unis, sans présumer de la qualité de la sécurisation du site, qui est certainement aussi bonne que la notre, les système de child care viewing répondent plus précisément au besoin des parents qui, depuis leur lieu de travail souhaitent jeter un oeil de temps en temps à leur rejetons. En leur donnant un accès visuel immédiat via l'Internet, ils se valorisent, sans pour cela devenir nécessairement des systèmes de "flicage" de personnel de crèche.

Alors n'hésitez plus, si vous avez un tel projet en tête, développez le, car pour les tous petits (moins de 3 ans) la notion de jardin secret n'existe pas, alors que l'inquiétude ou simplement le besoin de savoir des parents est bien réel. Travaillez avec le personnel éducatif pour leur vendre l'idée et leur expliquer que les parents souhaitent avant-tout voir leurs enfants, sans volonté de surveiller leur travail. Obtenez leur adhésion et vous serez peut-être la première en France à développer selon un modèle économique normal, le business du child care viewing.

Références :

Les cybercrèches d'Issy les Moulineaux :

Le service en ligne Cybercrèche disponible auprès de la société Sphinx Vision :

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Publié dans La vie du site

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I
c'est vrai que ça m'aurait plu de voir ce que faisait mon petit lorsqu'il était en crèche ... mon petit , parce que les deux grands, c'était "crèche parentale", alors , on était dans la crèche ... c'était super !! <br /> je suis sûre que malgré tout ça rassurerait les parents de voir comment ça se passe ... mais là, pour le personnel, ça risque de bloquer ...
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