Conférence nationale de la famille 2005
Conférence nationale de la famille 2005
Hôtel de Matignon
Jeudi 22 septembre 2005
La conférence de la famille réunit, sous la présidence du Premier Ministre, les principaux acteurs de la politique familiale en France : mouvements familiaux, partenaires sociaux, institutions, personnalités qualifiées. Deux rapports préparatoires ont été reçus par le ministre en charge de la famille, Philippe Bas. Ils font suite aux travaux menés sous la direction de MM. Hubert Brin et Joël Thoraval, respectivement, en matière de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle et de protection de l’enfant sur Internet.
Sur cette base, [...]Le Premier Ministre a souhaité que la conférence de la famille 2005 soit l’occasion d’avancer vers deux objectifs : [...] Le Gouvernement a lancé des plans crèches ambitieux afin d’augmenter le nombre de places : depuis 2002, 26 000 places de crèche ont ainsi été créées. 31 000 places sont prévues entre 2005 et 2008, auxquelles s’ajoutent les 15 000 places supplémentaires annoncées par le Premier ministre lors de son discours de politique générale de juin 2005. Au total, ce seront ainsi 72 000 places qui auront été créées entre 2002 et 2008, soit une augmentation de près d’un tiers. L’Etat et la CNAF ont signé, en juillet dernier, une Convention d’objectifs et de gestion qui prévoit l’augmentation du fonds d’action sociale de la CNAF de plus de 30%sur la période 2005-2008. L’Etat a ainsi débloqué plus de 2,4 milliards supplémentaires. Enfin, les barrières administratives et financières ont été notablement réduites pour les entreprises, pour faciliter la création de crèches d’entreprise ou inter-entreprises.
Renforcer l’originalité du modèle français: le libre choix des familles ;
Accompagner les familles dans leur usage des nouvelles technologies.
Le modèle familial français, c’est le libre choix des familles : libre choix pour chacun des deux membres du couple de pouvoir continuer à travailler s’il le désire, libre choix du mode de garde que les parents préfèrent. L’originalité de notre modèle est d’être fondé sur la volonté des femmes d’avoir des enfants tout en continuant à développer leur vie professionnelle. Les chiffres sont là : la France a un taux d’activité des femmes très élevé (plus de 80%) et présente en même temps le meilleur taux de fécondité d’Europe après l’Irlande (1,9 enfant par femme). C’est une chance pour les familles et pour le dynamisme démographique et économique de notre pays. Le Gouvernement est déterminé à soutenir avec force ce choix. Notre modèle démontre que l’activité des femmes n’est pas un frein à la natalité. Notre taux de natalité le prouve, même s’il est encore insuffisant pour assurer le renouvellement des générations.
Les nouvelles technologies ont pénétré dans le foyer de la grande majorité des familles. Internet est ainsi un incomparable espace de liberté, une source inestimable d’information, d’éducation et de loisirs pour les enfants. Les familles doivent l’aborder avec confiance. Mais il présente aussi des risques pour les enfants, qui peuvent être confrontés à des contenus choquants, voire traumatisants, ou s’exposer à des rencontres dangereuses. Le Gouvernement soutient le développement de l’Internet – dans les possibilités et la liberté qu’il offre – mais ce développement doit être concilié avec la nécessaire protection des enfants. Les réponses apportées à ces défis par les décisions de la Conférence de la famille 2005 résultent d’un large consensus. Leur application fera l’objet d’un bilan qui sera rendu public lors de la prochaine Conférence de la famille.
Sources : Conférence nationale de la famille 2005