Les troubles du sommeil chez lenfant

On le sait, meme lorsque un enfant "fait ses nuits" ce n'est pas toujours acquis pour autant. souvent les parents sont demunis face aux problèmes rencontres par l'enfant pour s'endormir. peut on parler de trouble du sommeil ou d'incident passager?
Les troubles du sommeil chez l’enfant
Les troubles du sommeil chez l’enfant Mon enfant ne réussit pas à trouver le sommeil. Malgré une bonne routine au dodo il se réveille fréquemment la nuit. Est-ce qu’il s’agit d’un trouble du sommeil?
Il peut s’agir effectivement d’un trouble du sommeil. Souvent ces troubles apparaissent dès la petite enfance. On parle alors de terreurs nocturnes, cauchemars, somnambulisme.
Les troubles du sommeil perturbent autant les parents que les enfants. Les parents se plaignent de fatigue et d’irritabilité due à la détérioration de leur propre sommeil. Il faut donc être à l’écoute et trouver des solutions pour que l’enfant retrouve son sommeil. Un mauvais sommeil peut entraîner plus d’agitation ou de fatigue, voire des difficultés scolaires. Il faut comprendre que les problèmes du sommeil sont passagers et font partie du développement normal de l’enfant. Aucun enfant ne dort toutes ses nuits de la naissance à cinq ans sans que les parents soient confrontés, un jour ou l’autre, à un enfant qui refuse de s’endormir, qui se réveille la nuit ou qui fait des cauchemars.
Selon une recherche,
• 70 % des enfants de 2 ans ne veulent pas aller se coucher,
• 30 à 50 % des enfants de 2 ans se réveillent au moins une fois la nuit,
• et 40% des enfants de 4 ans font un cauchemar par 15 jours.
Principales raisons des troubles du sommeil
1. Les cauchemars
À quel âge les cauchemars commencent-ils et pourquoi?
Il faut d'abord préciser que les cauchemars sont beaucoup plus fréquents chez les enfants que chez les adultes chez qui une fréquence élevée peut être signe de problèmes émotionnels importants. Chez l'enfant, les cauchemars débutent vers 2 ou 3 ans et marquent une étape importante dans leur évolution parce que cela coïncide avec le développement de leur imagination... C'est donc un bon signe!
Étant donné qu'à cet âge, la pensée logique des enfants n'est pas très développée, ils ont du mal à discerner ce qui est réel ou pas (monstres, sorcières, méchants, chevaliers...) et ont également du mal à faire face aux émotions négatives comme l'agressivité ou la peur (dispute des parents, peur d'un animal...). Ces émotions sont alors amplifiées par leur imagination et contribuent alors à alimenter leurs cauchemars.
Il faut aussi noter que tous les enfants font des cauchemars, c'est presque inévitable. Plus notre enfant est sensible et imaginatif, plus il risque de faire des mauvais rêves et cela, peu importe ce qu'il a mangé la veille.
Comment rassurer nos enfants qui font des cauchemars?
Il faut tout simplement faire ce que la plupart des parents ont intuitivement le réflexe de faire: leur parler calmement en les prenant dans nos bras, leur dire que c'est un mauvais rêve et qu'en réalité, rien de tel ne s'est produit ou n'existe. Allumer la lumière pour les réconforter et laisser une petite veilleuse allumée le temps qu'il se rendorme. Bref, les réconforter et surtout ne pas les laisser à eux-mêmes après leur avoir dit banalement que ce n'est qu'un cauchemar et penser qu'en faire plus serait du caprice. Ce moment de réconfort lors des cauchemars aide justement l'enfant à développer leur esprit de logique et faire la distinction entre ce qui est réel ou pas.
Quand doit-on s'inquiéter de la fréquence des cauchemars?
Normalement, vers l'âge de 5 ou 6 ans, l'enfant commence à faire la différence entre le rêve et la réalité. Puis, à partir de 7 ou 8 ans, les cauchemars diminuent et vont être de plus en plus rare vers l'âge de 9 ans. Si, malgré cela, l'enfant fait beaucoup de cauchemars et de façon constante (chronique), c’est peut-être un signe qu’il est en détresse ou qu’il est affecté émotivement. Il faudrait alors s'interroger sur les situations stressantes ou émotives que vit l'enfant et peut-être demander du support extérieur pour en déterminer les causes et amoindrir leurs effets sur l'enfant.
2. Les terreurs nocturnes
L’enfant s’assoit ou se jette de son lit en hurlant. Il a l’air terrorisé. Même si le parent essaie de le réconforter ou le réveiller cela n’a aucun effet. Après quelques minutes il se rendort, tout se calme comme si rien ne c’était passé. Les parents sont habituellement très inquiets mais ces manifestations nocturnes sont banales à cet âge et sont sans conséquence pour la santé de l’enfant. Elles ne nécessitent pas de traitement.
C’est avant tout la sécurité qu’ils recherchent. On le sait, la nuit est une période de séparation de longue durée pour l’enfant. Ce sentiment d’isolement combiné à la peur ou l’insécurité (pouvant être causée par des changements importants) contribuent à pousser les enfants à venir nous rejoindre à la première occasion (en se glissant très discrètement dans notre lit!).
L’enfant vient nous rejoindre dans notre lit à toutes les nuits. Comment doit-on réagir pour ne pas que cela en devienne une habitude?
Il faut réagir rapidement parce qu’ils acquièrent cette habitude très facilement, une habitude qu’il est alors difficile de perdre. Les parents ont tendance à accepter que les enfants les rejoignent pour plusieurs raisons:
• On croît parfois que c’est la bonne façon de les sécuriser.
• On manque d’énergie (c’est plus facile que de les ramener constamment à leur lit).
• Lorsque l’on a tendance à surprotéger notre enfant.
• Lorsque ça va plus ou moins bien dans le couple (sert de prétexte).
• Lorsque l’on a soi-même de la difficulté à se séparer de notre enfant (cela fait notre affaire!).
Il faut comprendre que nous n’aidons pas notre enfant lorsqu’on entretient cette habitude parce qu’il enregistre alors son incapacité à passer à travers la nuit seul ce qui accentue son insécurité. Bien entendu, les parents se doivent de sécuriser leurs enfants mais cela peut se faire en les raccompagnant à leur lit, en les bordant et en les rassurant verbalement. L’utilisation de veilleuse, doudou, petite musique peut aussi aider à sécuriser l’enfant.
Est-ce qu’on peut parfois faire exception et les laisser nous rejoindre, faire un petit «spécial»?
Oui bien sûr, en autant que cela soit clair pour l’enfant que c’est un spécial. On peut également leur faire comprendre qu’ils peuvent nous rejoindre mais seulement le matin, lorsque le soleil est levé par exemple. Ces règles doivent être claires et bien suivies sinon tout sera à recommencer.
3. Le somnambulisme
Apparaît entre trois et 10 ans. Consiste en général de déambulation sans gravité. Habituellement, de simples règles de sécurité (verrous aux portes et fenêtres) suffisent en général à limiter les risques.
Que dois-je faire?
• Fournir à l’enfant des éléments de sécurité (veilleuse, routine, musique)
• Se lever et aller le recoucher dans son lit
• Toujours aller le voir lorsqu’il fait des cauchemars
• Essayer de trouver la cause des cauchemars
Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire
• L’apporter avec nous dans notre lit (tous les soirs)
• Ne pas aller le réconforter
• Écouter des émissions qui lui procurent des peurs avant d’aller au lit
Références pour en savoir plus
| Le sommeil chez l’enfant | Bébé dort bien | Le sommeil de votre enfant | Le 99 mouton |
Sources : tva.canoe