«L'Odyssée de la vie», de Nils Tavernier.

Publié le par Khalamity

Ce que j'en ai pensé?

C'est un superbe documentaire, très bien réalisé, bien filmé. Les personnages sont attachants. Même si ce n'est pas M et Mme tout le monde, on peut s'identifier à eux à travers leurs paroles.

Plein de pudeur, de douceur, on traverse ces 9 mois comme un souffle d'air. Barbara dit souvent des choses très vraies, que seule une femme en train de devenir mère pourrait dire. Ses espoirs, ses craintes, la confrontation entre l'idéal et la réalité....

Les images 3D qui accompagnent le documentaire sont magnifiques. Mais s'essouflent vite, et finissent par prendre le second plan, à la faveur de Barbara, dont la simplicité prend toute la place.

J'avoue être restée sur ma faim, sur l'aspect scientifique. Peut être trop policé, trop plat finalement...  toutefois, je conseille ce documentaire à toutes les maman en devenir.. enfin une belle image de la maternité, ni mièvre ni crue... un juste milieu bien agréable.

Khalamity

Docu. Nils Tavernier a suivi la maternité d'une soigneuse de dauphins.

Quatre-vingts jours en mère

Quoi de neuf dans le monde ? Les bébés. On connaît le bébé d'Unetelle, le bébé d'Untel qui pourtant semblait bien peu fait pour se prolonger, le bébé inespéré de Machin et sa femme. Et puis, à la télé, vivent d'autres bébés. Les bébés de télé sont une race à part: un coup foetus scientifique, comme récemment, sur Arte, dans le Monde selon bébé, où l'on apprenait mille choses sur les développements sensoriels du foetus ­ et sur les projections maternelles; un coup bébé miracle, sauvé du néant par des mains gantées de savants agitateurs d'éprouvette; mais aussi bébé normal qui va seulement croître, prospérer puis naître, comme celui de Barbara et Manu.

Elle est soigneuse de dauphins, lui est plongeur. Quatre-vingts jours durant, Nils Tavernier les a filmés. Zoom sur les yeux de Barbara quand elle dit que, cet enfant, elle voudrait qu'il ait la droiture de son père, et «un peu d'elle», pas les défauts. Plan large sur Barbara en combinaison plongeant avec les dauphins. Les dauphins sont, dans ce docu sensible qui contient la juste dose de suspense qui sied à toute aventure humaine, la tierce personne indispensable. C'est sur eux que Barbara, au début de sa grossesse, surfe. C'est à leur bec qu'elle laisse éclater sa joie de future mère. Elle leur parle de son aventure, toute prête à croire la légende qui dit qu'ils savent voir dans le ventre de la mère. A la surface du docu, la grossesse suit son cours. Bébé grandit, épopée narrée, comme souvent, par Jacques Perrin. D'étonnantes images de synthèse montrent le foetus tel que nul ne peut le voir ­ sauf bien sûr les dauphins. Sa mère dort, la main repliée sous la joue, il dort la main repliée sous la joue. On se doute bien que l'image a été fabriquée comme un clin d'oeil. Manière un peu naïve de rassurer Barbara et toutes les mères du monde. Tout est un peu lisse, bien sûr. Heureusement, Barbara parle. Juste avant l'échographie qui dirait si c'est une fille ou un garçon: «Je rêve de te rencontrer et en même temps j'ai un peu peur de ce que je vais ressentir.» Une phrase banale, oui, mais qui, dans sa simplicité même, dit l'entier mystère du sentiment maternel, cette étrange chose faite de désir, de besoin, de peur, de manques resurgis. Pour cette séquence, et quelques autres où Nils Tavernier a su capter une fragilité, un doute, le film vaut. Pour le bébé numérisé, c'est autre chose.

 Le DVD de l'«Odyssée de la vie», agrémenté d'un making-of, est en vente dès demain (MK2 Editions, 19,99 €).

 Sophie ROSTAIN

Sources : logo Liberation

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C
hello! moi aussi j'ai bien aimé mais trouvé qu'on reste sur sa faim, trop "simpliste" en fait... par contre, beaucoup de souvenirs pour moi car un peu même parcours que Barbara, grossesse au même moment, attente d'une fille et arrêt allongée pareil!!! à plus. carole
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