L'autisme
L'autisme est un syndrome génétique, encore mal prise en charge en France. Elle se déclare de bonne heure le plus souvent (à partir de 12 mois). Tout au moins, on la dépiste seulement à partir du moment où l'enfant peut communiquer. Ou plus exactement, à partir du moment où l'enfant ne communique plus.
Il existe plusieurs forme d'autisme, et plusieurs degrés. Voici ci dessous, la définition de l'autisme, d'aprés l'association AutismeFrance.org.
Définition
L’autisme est une pathologie due à une anomalie du développement neurologique pendant la période de maturation du cerveau.
Ce syndrome, qui appartient à la famille des troubles envahissants du développement (classification de l’OMS 1993), apparaît au début de la vie et touche au minimum 1 personne sur 1000 dans une proportion de 4 garçons pour 1 fille. Si l’on considère l’ensemble des troubles apparentés, certaines recherches vont jusqu’à 6 cas sur 1000.
La sévérité et la forme des troubles varient grandement d’une personne à l’autre. Cette atteinte, qui dure toute la vie, peut être associée à d’autres handicaps : déficience intellectuelle, troubles sensoriels ou moteurs, maladies génétiques, épilepsie etc.
Les personnes autistes présentent donc, sous des aspects différents, des difficultés dans certains domaines, en particulier pour :
- Développer une communication efficace et les moyens de cette communication
- Apprendre à décrypter les rapports sociaux et acquérir les outils pour s’y intégrer
Elles ont aussi une perception très spécifique du monde qui les entoure. Leur indifférence à l’égard des autres n’est qu’apparente : elle résulte en réalité de leur grande difficulté à comprendre les interactions sociales et à s’y conformer, d’où aussi peut-être le besoin de s’accrocher à des schémas répétitifs et donc rassurants.
Les causes
Contrairement à des hypothèses erronées ayant longtemps eu cours, l’autisme n’est pas dû à un dysfonctionnement de la relation entre la mère et l’enfant.
Hélas, cette hypothèse, née de l’approche psychanalytique de l’autisme, est souvent encore considérée en France comme partiellement valide, et continue de donner lieu à des prises en charge inadaptées et néfastes, notamment dans les hôpitaux de jour. Les causes précises à l’origine de l’autisme n’ont pas encore été entièrement révélées ; elles sont sans doute multiples, mais la communauté scientifique considère maintenant l’autisme comme le plus génétique des troubles neuropsychiatriques. Les recherches éclairent de plus en plus cet aspect avec lequel peuvent interagir divers facteurs environnementaux d’ordre physiologique (infections, produits toxiques etc.) et qui affecte le cerveau tant dans son développement que dans son fonctionnement.
En France
Actuellement, les personnes autistes sont presque systématiquement dans l’incapacité de s’insérer socialement et professionnellement puisqu’elles n’ont pas librement accès à une prise en charge adaptée à leurs problèmes.
En raison du nombre très limité de structures adaptées, et de l’approche souvent dispersée et sans cohérence des problèmes liés à l’autisme, les personnes autistes se retrouvent souvent à la charge de leurs parents, ou internés de façon définitive en hôpital psychiatrique. D’autres solutions sont pourtant possibles.
Les solutions
Il est indispensable que les familles puissent avoir accès facilement à un diagnostic précoce et posé selon les critères reconnus par la communauté scientifique internationale.
Des études ont montré qu’une intervention précoce et bien ciblée pouvait largement réduire le handicap et favoriser le développement de l’enfant. La capacité d’apprendre étant différente, c’est sur ce point précis que la prise en charge doit se concentrer.
Il existe des approches qui bénéficient de suffisamment de recul et qui ont abouti à des résultats tangibles :
-Développement de la communication et des interactions
-Réduction de la dépendance et des troubles du comportement
-Insertion scolaire et sociale…
Les méthodes éducatives globales structurées et adaptées à l’enfant, à l’adolescent ou à l’adulte autiste permettent une véritable possibilité d’évolution. Chaque personne autiste doit pouvoir bénéficier, à tout âge, d’un « projet de vie » personnalisé.
Le manque d’informations sur les moyens de venir en aide aux personnes autistes, entraîne les familles à se tourner vers les associations de parents. Les familles y trouvent un réel soutien, même si les associations ont elles mêmes bien souvent du mal à se faire entendre des pouvoirs publics.
Sources Autisme France
Visiter :
Le site d'une maman d'un enfant autiste
Je m'appelle Elise Cazenave-Tapie, je suis la maman d'une petite fille autiste, Clémence, née le 9 juin 1999.
Clémence n'est pas scolarisée en milieu ordinaire et ne fréquente pas d'établissement spécialisé. Clémence est instruite à la maison et bénéficie d'une prise en charge pluri disciplinaire auprès de professionnels exerçant en libéral.
Je vous propose de vous faire part de mon expérience éducative auprès de Clémence.
Ma grossesse s'est déroulé sans problème majeur si ce n'est une énorme fatigue due à des journées de travail chargées et longues.
Un poste de cadre commercial qui me faisait souvent rentrer à 22 H à la maison.
Le 3e trimestre de grossesse a été particulièrement pénible, j'ai commencé à faire de l'hypertension et 5 semaines avant le terme, lors d'une visite de controle à la maternité, ils ne m'ont pas laissé repartir, je faisais une toxémie gravidique.
Après une nuit de surveillance, l'accouchement a été déclenché en urgence pour éviter de prolonger les souffrances du bébé.
Valentin est né le 14 juin 1997 à 13 H 13 par césarienne avec 5 semaines d'avance.
C'était un beau bébé prématuré de 3 kg 400. Aucun problème constaté à la naissance.
Valentin a commencé sa vie en société en allant à la crèche à temps plein dès l'âge de 3 mois et ceci pendant 3 ans.
C'était un bébé facile à vivre, calin, calme, souriant, heureux de vivre, particulièrement vif, curieux de tout et sans problème.
Les deux premières années de crèche se sont déroulées sans problème, l'adaptation s'est faite facilement et il s'y plaisait beaucoup....
J'ai 14 ans et j'ai un petit frère qui est un peu atteint de cette maladie. Il ne parle pas, les médecins ne veulent pas beaucoup l'aider. Cette maladie, les personnes du corps médical lui tournent "le dos".
J'espère que vous arriverez à leur faire voir que c'est une maladie très importante et (qu'on) peut redonner la joie de vivre à un enfant. Mon petit frère et ma famille attendons avec impatience. PENSEZ A NOUS.
CAMILLE