Débats sur les métiers de la petite enfance

Publié le par Khalamity

valorisation des métiers de la petite enfanceJ'ai assisté à plusieurs débats, interessants de prime abord, mais finalement très creux sur les métiers de la petite enfance;  

 

Le premier débat, sur la valorisation des métiers de la petite enfance, enfonçait des portes ouvertes, en faisant un constat peu encourageant. Ces métiers sont peu valorisés, et la répartition territoriale des compétences est à revoir. Parmi les métiers de la petite enfance, voici listé ci-dessous les principaux évoqués.

 

  •  CAP/BEPA Petite Enfance : c’est le diplôme le moins valorisé. Il permet toutefois de travailler en structure d’accueil pour la petite enfance. Beaucoup de candidates à ce diplôme, et hélas au final, trop peu de personnel vraiment motivé. En effet, les filières sanitaires et sociales, dont fait partie le CAP/BEPA PE, sont devenues des « voies poubelles ». C’est dans ces filières là qu’on envoie désormais les jeunes filles en échec scolaire, un peu comme on a pu le voir pour le baccalauréat G  (et les CAP/BEP Compta) dans les années 80. Au final, un pléthore de jeunes diplomées, et trop peu de personnel compétent et investit. Sans doute à cause de cela, les « élues » se voient elles confier les tâches ingrates : nettoyage, changement de couches, etc…  on ne les appelle plus « Dame Pipi »… c’est sur..
  • Auxiliaire de Puériculture : L’accès à cette formation d’un an, se fait sur concours, après l’obtention d’un baccalauréat. Le contenu de la formation est accès principalement sur la biologie,  l’hygiène et les étapes du développement clinique de l’enfant. Les formations sont le plus souvent dispensées par des organismes privés.
  • E.J.E : C’est un métier d’avantage valorisé, dont la formation se base sur les sciences de l’éducation : pédagogies et éveil psychoaffectif de l’enfant. Le cycle long, et le niveau de sélection élevé , mis en face des rémunérations médiocre et de l’absence de reconnaissance, ont mené à une raréfaction de ces profils.
  • Puéricultrice/infirmière : C’est de loin la formation la plus difficile, et le métier le plus valorisé. La pénurie d’infirmières, tout comme de puéricultrice, en dit long sur les surenchères salariales des employeurs, et sur les abus de pouvoirs de ces dames.

 

 Au final, ce débat aurait pu être intéressant si des solutions avaient été proposées. Ce qui est troublant pour le moins, c’est que le gouvernement incite à la création de crèches, et donc à la création de postes en crèche, sans pour autant augmenter le nombre de places en formation. Peut être comptent ils sur des initiatives de formation privées ? LPR travaille de concert avec Mme JD, experte petite enfance pour La Part de Rêve sur la création de centre de formations d’auxiliaires de puériculture. Ce projet va demander plus de temps qu’initialement prévu, l’Etat s’étant déchargé une fois de plus (une fois de trop ?) sur les Régions, les compétences de chacun sont mal définies. Il  va falloir du temps pour que tous prennent la mesure des enjeux d’un tel programme.

 

 Le second débat portait sur les différents modes de garde, et s’est rapidement transformé en combat de ring « la crèche vs les autres modes de garde ». Qui se réclamait de Sylviane Giampino (La crèche est adaptée aux tout-petits), ou d’Anne Wagner (auteure de « Nos enfants sont ils heureux en crèche ? » , ou encore Jean François Chicoine (auteur de « le bébé et l’eau du bain ») , CD Howe,  (auteur du raport éponyme) etc etc..  la seule chose que je tiens à dire, et c’est ce que j’ai dit lorsque j’ai pris la parole, c’est : « peu importe le mode de garde que vous choisissez, ou que vous subissez, ce qui compte réellement, c’est d’avoir du personnel formé correctement, et conscient de l’importance de leur mission. Ce qui compte, c’est d’avoir le choix, de garder son enfant à la maison, si c’en est un, de travailler à l’exterieur si on le souhaite, de placer son enfant en structure d’accueil collective, ou en mode de garde individuel. Ce qui compte également, c’est de pouvoir faire ce choix en confiance. De donner des moyens pédagogiques et humains aux structures collectives, de contrôle et de formations aux structures individuelles. Si on se donne également les moyens de former les personnels de la petite enfance  à recevoir les parents, à communiquer avec eux. Enfin, ce qui compte par-dessus tout, reste bien entendu la notion de bien-traitance, mais également de respect des valeurs de chacun. Chaque famille ayant un vécu, une culture, fait donc des choix, que, même si nous ne les partageons pas, nous nous devons de respecter.»

 

Là encore, rien ne sert de débattre si l’interêt même de l’enfant et de ses parents n’est pas au cœur des préoccupations. J’espère toutefois que ces discussions feront avancer les choses

 

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Publié dans La vie du site

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A
bonjour, je tiens juste a vous corriger sur un point si vous le permettez...<br /> au sujet des auxiliaires de puericulture : le baccalauréat n'est pas obligatoire, il faut avoir minimum 17 ans pour s'inscrire au concours, il y a d'autres conditions optionnelles (avoir suivi une classe de 1ere, avoir un BEP sanitaire et social ou CAP petite enfance, avoir travaillé un certain nombre d'années dans une structure d'accueil de la petite enfance... bref)  <br /> merci :-)
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K
merci pour ces précisions. En effet, je n'ai pas indiqué les options, mais j'y remedierais à l'occaz<br /> a bientot
D
Excellent dimanche sous le soleil ! A lundi …. Bisous
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