Débats sur les métiers de la petite enfance
J'ai assisté à plusieurs débats, interessants de prime abord, mais finalement très creux sur les métiers de la petite enfance;
Le premier débat, sur la valorisation des métiers de la petite enfance, enfonçait des portes ouvertes, en faisant un constat peu encourageant. Ces métiers sont peu valorisés, et la répartition territoriale des compétences est à revoir. Parmi les métiers de la petite enfance, voici listé ci-dessous les principaux évoqués. Au final, ce débat aurait pu être intéressant si des solutions avaient été proposées. Ce qui est troublant pour le moins, c’est que le gouvernement incite à la création de crèches, et donc à la création de postes en crèche, sans pour autant augmenter le nombre de places en formation. Peut être comptent ils sur des initiatives de formation privées ? LPR travaille de concert avec Mme JD, experte petite enfance pour La Part de Rêve sur la création de centre de formations d’auxiliaires de puériculture. Ce projet va demander plus de temps qu’initialement prévu, l’Etat s’étant déchargé une fois de plus (une fois de trop ?) sur les Régions, les compétences de chacun sont mal définies. Il va falloir du temps pour que tous prennent la mesure des enjeux d’un tel programme. Le second débat portait sur les différents modes de garde, et s’est rapidement transformé en combat de ring « la crèche vs les autres modes de garde ». Qui se réclamait de Sylviane Giampino (La crèche est adaptée aux tout-petits), ou d’Anne Wagner (auteure de « Nos enfants sont ils heureux en crèche ? » , ou encore Jean François Chicoine (auteur de « le bébé et l’eau du bain ») , CD Howe, (auteur du raport éponyme) etc etc.. la seule chose que je tiens à dire, et c’est ce que j’ai dit lorsque j’ai pris la parole, c’est : « peu importe le mode de garde que vous choisissez, ou que vous subissez, ce qui compte réellement, c’est d’avoir du personnel formé correctement, et conscient de l’importance de leur mission. Ce qui compte, c’est d’avoir le choix, de garder son enfant à la maison, si c’en est un, de travailler à l’exterieur si on le souhaite, de placer son enfant en structure d’accueil collective, ou en mode de garde individuel. Ce qui compte également, c’est de pouvoir faire ce choix en confiance. De donner des moyens pédagogiques et humains aux structures collectives, de contrôle et de formations aux structures individuelles. Si on se donne également les moyens de former les personnels de la petite enfance à recevoir les parents, à communiquer avec eux. Enfin, ce qui compte par-dessus tout, reste bien entendu la notion de bien-traitance, mais également de respect des valeurs de chacun. Chaque famille ayant un vécu, une culture, fait donc des choix, que, même si nous ne les partageons pas, nous nous devons de respecter.» Là encore, rien ne sert de débattre si l’interêt même de l’enfant et de ses parents n’est pas au cœur des préoccupations. J’espère toutefois que ces discussions feront avancer les choses