De la dimension affective et sociale du projet

Publié le par Khalamity

Alors que je m'interroge sur les motivations d'autres porteurs de projet de création de LAPE, sur leurs envies, leurs impulsions, j'en arrive à faire un petit bilan sur mes propres motivations...

Et je me rend compte à quel point elles ont évolué.

Je suis partie d'une ambition un peu prétentieuse et pourtant petite : "concevoir un monde pour l'enfance". Une personne à qui j'avais dit cela m'avait gentiment remise à ma place en me disant :"mais, on ne peut pas créer de monde.. c'est utopique".

En réalité, en disant cela, je voulais surtout signifier ma volonté de créer un cocon. Un espace doux pour l'enfance, ou chaque enfant serait ravi de venir le matin, où chaque parent serait ravi et rassuré de déposer son enfant...

Un endroit doux et sécurisant, où nous transmettrions ce que nous avons conservé de plus beau de notre enfance... la lecture, la musique, les traditions, le jeu...

Et puis, chaque jour s'ajoutant une nouvelle brique, un nouvel espoir, je me suis mise à réver aussi : créer mon propre poste, rendre service à la communauté, créer des emplois, dynamiser mon secteur local.....

Avec ce nouveau projet qui se profile en province, dans une région plutôt en déperdition (difficile reconstruction d'aprés guerre, paupérisation de la population, exode vers Paris, fermeture des grandes usines etc....), alors je me sens pousser des ailes de missionnaire.

Proposer une crèche dans une zone industrielle dont les sociétés ne sont ni forcément grosses, ni forcément nombreuses, afin d'attirer des investisseurs. Donner un argument supplémentaire pour que de grosses sociétés européennes s'installent...

ça peut paraître très prétentieux, et très superficiel. Mais il est temps que la France bouge. Qu'elle se donne les moyens d'attirer et de retenir les capitaux. Qu'elle donne les moyens aux français(es) de travailler en ayant des enfants.  

Bien qu'enviés par nos voisins européens, en pénurie de modes de garde (je pense à l'Allemagne notamment), en méconnaissance des prestations familiales, nous avons tout de même accumulé un retard énorme depuis les 70's.

Au regard du Québec, de la Suède, de la Norvège, la France est à la traîne. Nous serions nous reposés sur nos acquis? avons nous oublié d'évoluer???  le grand problème de tous ces vieux pays, qui mettent tant de temps à bouger, évoluer, changer, grandir, murir...  (ou plutôt, rajeunir.. car il faut bien décrouter un peu la vieille godasse).

Nous entrons prochainement en période électorale : 2007 les présidentielles, 2008 les municipales.
Tout le monde va parler des crèches, tous les politiques vont en faire un argument de campagne. Que restera t il de ces pieuses volontés?  (oh je sens que ça va me chatouiller les nerfs!)

J'espère que mu par l'ambition de conquérir ou de conserver le pouvoir, beaucoup accélererons le processus de création de places. Mais ensuite?

Il reste encore un peu de temps pour rêver...

Revenir à l'accueil

A suivre....

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article