Ma réponse à M. Lacroix, élu de la commune de Nanterre

Publié le par Khalamity

Récemment,  j'ai pu lire le blog de M. Philippe LACROIX, maire adjoint à la mairie de Nanterre (92).Je ne peux que réagir, rebondir sur ce que j'ai lu. Notamment parceque je ne partage pas cette opinion, et parcequ'il m'a semblé que cet élu n'avait peut être pas rencontré les bonnes personnes, et cela me peine. Pour les porteurs de projets motivés et désintéressés, pour les administrés de Nanterre.

Interview par Radio-Bleue IdF sur les raisons faisant que Nanterre ne s'ouvre pas aux crèches marchandes

J'ai été interviewé pour une diffusion lundi matin, 9 janvier, à 7h45 sur la nouvelle radio "Radio-Bleue Île-de-France", au sujet des crèches privées.

J'ai rappelé qu'il ne fallait pas confondre les crèches associatives et les entreprises de crèches que nous pouvons nommer "crèches marchandes". Autant je suis très favorable aux crèches associatives dont la grande valeur ajoutée est de favoriser l’implication des parents ou de simples citoyens dans un projet collectif d’éducation, je suis opposé aux crèches marchandes.

Tout d'abord, je dois dire que je n'aime pas cette appelation de "crèche marchande". Qui pourrait prétendre devenir riche en gérant des crèches? Parmi les personnes que je connais qui portent des projets de création de LAPE, aucune n'a de vision mercantile. Toutes sont animées par la passion de la petite enfance, et par la volonté de rendre service.

Radio-Bleue : La ville de Nanterre n'est pas favorable aux crèches privées. Pouvez-vous nous en expliquer les raisons ?

Philippe LACROIX : Les raisons de cette opposition aux crèches marchandes sont simples et reposent, d’une part sur des principes et, d’autre part, sur des raisons de fonctionnement.

Sur les principes, il y a trois principales raisons de cette opposition.

Une crèche n’est pas qu’un simple lieu de garde. C’est un espace d’éducation. La garde vise à assurer la sécurité physique et psychique des enfants. C’est le moins que l’on puisse faire mais c’est très insuffisant. Une crèche c’est un espace de co-éducation au côté des parents. L’éducation est une valeur universelle qui ne se prête pas aux profits financiers. Nous nous devons de mettre des limites à la marchandisation des relations sociales.

 

 

En effet, une crèche n'est pas une "garderie". En général, ces établissements suivent des directives précises en vertue du projet d'établissement, et du projet pédagogique. Le personnel est un personnel "formé". La pédagogie est le plus souvent au coeur des préoccupations de mes connaissances "porteurs de projet". Rencontrer les parents, dialoguer avec eux, respecter leurs choix, respecter le rythme de l'enfant, ses choix d'apprentissage, transmettre des valeurs....  qui parle de marchandisation des relations sociales??? les parents payent la crèche publique ou privée, au même tarif il me semble?? tout au moins lorsque les communes acceptent de prendre part au financement ce qui n'est pas toujours le cas. Hélas. En tant que maman, je préfère confier ma fille à une crèche privée, qu'à une assistante maternelle non déclarée. Ici sur ma commune de résidence, les assmat déclarées sont toutes sur-employées.

    Les crèches marchandes sont, pour l’essentiel payées par la puissance publique, au travers de crédits d’impôts sur les sociétés et de subvention des Caisses d’Allocations Familiales. Il y a quelque chose d’immorale que notre argent, à nous tous, serve aux bénéfices de quelques actionnaires.

Je pense que c'est inexact. En effet, les projets privés bénéficient de subventions de création auxquelles les communes ne peuvent prétendre. Mais ces subventions ne sont pas illimitées, et prendront fin l'an prochain. Quand à enrichir des actionnaires.... je ne suis pas certaines que toutes les societés de crèches soient cotées en bourse, loin de là. Je ne suis pas certaines non plus que pour l'instant elles dégagent des bénéfices. Ne perdons jamais de vue la dimension sociale de tels projets. Non tous les porteurs de projet ne sont pas avides de profits. Vous seriez peut être même étonné de vous glisser dans les isoloirs...... Et je ne vois pas ce qu'il y a d'immoral à pourvoir aux besoins des jeunes parents. Il y a une telle pénurie de modes de garde (quels qu'ils soient), que les parents seraient pour une fois heureux d'apprendre que peut être leurs impôts servent à financer de tels projets... même si c'est pour "enrichir" une partie de l'économie...et créer des emplois. 

La troisième raison est de circonstance. La ville de Nanterre va ouvrir, au mois d’avril prochain une nouvelle crèche. Elle aura coûté 3 millions d’euros à la ville et parce que la Caisse d’Allocations Familiales des Hauts-de-Seine finance les crèches marchandes, la ville de Nanterre, pour la première fois n’a reçue aucun financement de la CAF. Le gouvernement a fait le choix, ainsi, que l’argent public aille au secteur marchand au détriment des villes. C’est scandaleux et je ne décolère pas de cette nouvelle situation, d’autant que nous avons en projet l’ouverture de quatre nouvelles crèches.

Le fait que la mairie de Nanterre n'ait pas reçu de subvention de la CAF est peut être lié au contrat enfance? Pourquoi vouloir s'acharner à dépenser 3 millions d'euros, alors que vous auriez pu être subventionné par des fonds publics et privés? Pourquoi vous priver d'un revenu de taxe professionnelle? N'avez vous peut être pas trouvé les bons interlocuteurs, capables de vous montrer que la crèche "privée" peut simplement être un plus pour vous?

Concernant les raisons de fonctionnement. Il faut savoir que les crèches marchandes refusent les enfants de moins d’un an. Pourquoi ? Parce qu’une crèche doit avoir plus de personnels lorsque les enfants ne marchent pas. Ainsi, les crèches marchandes pénalisent les parents pour assurer leur rentabilité.

Là encore je vous répond que ce n'est pas vrai. Dans la mesure où le plan de financement est bien rédigé, il n'y a aucune raison pour refuser un enfant. Puisque rappelons le, lorsqu'une crèche privée s'installe, le plus souvent le berceau est financé par : les parents + la CAF (PAJE), la commune à hauteur de 250 euros environ, et peut être les entreprises voisines qui réserveraient des places pour leurs salariés?

Le seul argument honnête qu'on pourrait émettre concernant les enfants de moins d'un an, est qu'il est peut être préférable de les voir maternés, avant d'être socialisés? Mais là encore, le choix appartient aux parents.

Mais vous comprenez que c’est par ailleurs cohérent avec le discours du ministre de la famille, selon lequel les mères de jeunes enfants doivent être auprès de leur enfant. Et bien non ! Les femmes doivent pouvoir choisir de leur destinée. Les parents doivent pouvoir choisir et ce n’est pas le cas aujourd’hui et, je souhaite, avec d’autres, que soit créé, en France, un grand service public de la première enfance

Oui je suis d'accord avec vous. Il faut laisser aux mères le choix de travailler si elles le souhaitent et si elles en ont besoin. Il faut pourvoir au manque de choix des modes de garde. Il faut oeuvrer pour une réelle parité (des hommes dans les crèches, certes, mais également le droit aux femmes de faire carrière......). La crèche d'entreprise peut être une solution, parmi d'autres.

Pourquoi rejeter les initiatives privées? Ne seriez vous pas mal à l'aise si vos administrés vous accusaient de : ne pas vouloir engranger de taxe professionnelle, ne pas laisser s'implanter une entreprise de crèche bénéficiant de subventions, dépenser leur argent peut être par excés de fierté ou de conviction politique???

Je ne veux en aucun cas être médisante, ni insultante. Je respecte votre opinion, même si je ne la partage pas. J'ai essayé ici d'apporter des éléments de réponse. Moi non plus je n'ai pas la prétention de tout savoir, de tout connaître, mais j'avais envie de réagir.

 

Vous pouvez consulter le blog de M. Philippe LACROIX

 

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P
Philippe LACROIX : Je viens de découvrir qu’une personne avait pris le temps de contre-argumenter à mon exposition des motifs expliquant pourquoi il n’y aurait pas de crèches marchandes à Nanterre,<br /> <br /> Récemment, j'ai pu lire le blog de M. Philippe LACROIX, maire adjoint à la mairie de Nanterre (92).Je ne peux que réagir, rebondir sur ce que j'ai lu. Notamment parceque je ne partage pas cette opinion, et parcequ'il m'a semblé que cet élu n'avait peut être pas rencontré les bonnes personnes, et cela me peine. Pour les porteurs de projets motivés et désintéressés, pour les administrés de Nanterre. <br /> <br /> PhL : Je vous remercie de vous inquiété des habitants de Nanterre mais sacher que depuis dix-huit mois j’ai été contacté (démarché) par neuf entreprises de crèches. Voulant approfondir mon avis, j’ai rencontré les dirigeants de six d’entre elles.<br /> <br /> Interview par Radio-Bleue IdF sur les raisons faisant que Nanterre ne s'ouvre pas aux crèches marchandes <br /> J'ai été interviewé pour une diffusion lundi matin, 9 janvier, à 7h45 sur la nouvelle radio "Radio-Bleue Île-de-France", au sujet des crèches privées.<br /> J'ai rappelé qu'il ne fallait pas confondre les crèches associatives et les entreprises de crèches que nous pouvons nommer "crèches marchandes". Autant je suis très favorable aux crèches associatives dont la grande valeur ajoutée est de favoriser l’implication des parents ou de simples citoyens dans un projet collectif d’éducation, je suis opposé aux crèches marchandes.<br /> Tout d'abord, je dois dire que je n'aime pas cette appelation de "crèche marchande". Qui pourrait prétendre devenir riche en gérant des crèches? Parmi les personnes que je connais qui portent des projets de création de LAPE, aucune n'a de vision mercantile. Toutes sont animées par la passion de la petite enfance, et par la volonté de rendre service. <br /> <br /> PhL : Je comprends que vous n’aimiez pas l’appellation de crèche marchande mais, d’un point de vue économique, il s’agit bien de cela. Pourquoi pensez-vous que des groupes investissent, en ce moment ce secteur ? Est-ce par philanthropie ? Je le souhaiterai mais que nenni. C’est bien la raison pour laquelle je différencie nettement des projets associatifs (ou coopératifs) à des projets capitalistiques. L’objet légitime d’une société marchande est de rémunérer le capital investi. En ce sens là un projet porté par une telle société sera toujours plus coûteux qu’un projet associatif.<br /> <br /> <br /> Radio-Bleue : La ville de Nanterre n'est pas favorable aux crèches privées. Pouvez-vous nous en expliquer les raisons ?<br /> Philippe LACROIX : Les raisons de cette opposition aux crèches marchandes sont simples et reposent, d’une part sur des principes et, d’autre part, sur des raisons de fonctionnement. <br /> Sur les principes, il y a trois principales raisons de cette opposition. <br /> Une crèche n’est pas qu’un simple lieu de garde. C’est un espace d’éducation. La garde vise à assurer la sécurité physique et psychique des enfants. C’est le moins que l’on puisse faire mais c’est très insuffisant. Une crèche c’est un espace de co-éducation au côté des parents. L’éducation est une valeur universelle qui ne se prête pas aux profits financiers. Nous nous devons de mettre des limites à la marchandisation des relations sociales. <br /> <br /> <br /> En effet, une crèche n'est pas une "garderie". En général, ces établissements suivent des directives précises en vertue du projet d'établissement, et du projet pédagogique. Le personnel est un personnel "formé". La pédagogie est le plus souvent au coeur des préoccupations de mes connaissances "porteurs de projet". Rencontrer les parents, dialoguer avec eux, respecter leurs choix, respecter le rythme de l'enfant, ses choix d'apprentissage, transmettre des valeurs.... qui parle de marchandisation des relations sociales??? les parents payent la crèche publique ou privée, au même tarif il me semble?? tout au moins lorsque les communes acceptent de prendre part au financement ce qui n'est pas toujours le cas. Hélas. En tant que maman, je préfère confier ma fille à une crèche privée, qu'à une assistante maternelle non déclarée. Ici sur ma commune de résidence, les assmat déclarées sont toutes sur-employées.<br /> <br /> PhL : la marchandisation des relations sociales est une notion simple. Il s’agit de la modification du sens des relations lorsqu’une finalité périphérique y est associée : la rémunération du capital. Par ailleurs, la définition d’une assistante maternelle c’est d’être agréée par la PMI. C’est la condition absolue pour que le minimum de garantie existe. A Nanterre, nous créons une allocation municipale destinée aux parents employeur d’une assistante maternelle.<br /> <br /> Les crèches marchandes sont, pour l’essentiel payées par la puissance publique, au travers de crédits d’impôts sur les sociétés et de subvention des Caisses d’Allocations Familiales. Il y a quelque chose d’immorale que notre argent, à nous tous, serve aux bénéfices de quelques actionnaires. <br /> Je pense que c'est inexact. En effet, les projets privés bénéficient de subventions de création auxquelles les communes ne peuvent prétendre. Mais ces subventions ne sont pas illimitées, et prendront fin l'an prochain. Quand à enrichir des actionnaires.... je ne suis pas certaines que toutes les societés de crèches soient cotées en bourse, loin de là. Je ne suis pas certaines non plus que pour l'instant elles dégagent des bénéfices. Ne perdons jamais de vue la dimension sociale de tels projets. Non tous les porteurs de projet ne sont pas avides de profits. Vous seriez peut être même étonné de vous glisser dans les isoloirs...... Et je ne vois pas ce qu'il y a d'immoral à pourvoir aux besoins des jeunes parents. Il y a une telle pénurie de modes de garde (quels qu'ils soient), que les parents seraient pour une fois heureux d'apprendre que peut être leurs impôts servent à financer de tels projets... même si c'est pour "enrichir" une partie de l'économie...et créer des emplois. <br /> <br /> PhL : Non, c’est tout à fait exact. Je n’ai pas pour habitude d’écrire des fadaises car j’ai une certaine conception morale de l’action publique. Une société n’a aucunement besoin d’une cotation en bourse. Les conditions juridiques sont simples : deux actionaires minimum pour une SARL, et 7 pour une SA. <br /> Je ne déni par la dimension sociale. S’il n’y avait pas de marché, les entreprises de crèche ne feraient pas flores. Par ailleurs, il est totalement anormal qu’il y ait une distorsion de concurrence (comme dit le MEDEF) en faveur des entreprises de crèche, au détriment des crèches publiques.<br /> <br /> La troisième raison est de circonstance. La ville de Nanterre va ouvrir, au mois d’avril prochain une nouvelle crèche. Elle aura coûté 3 millions d’euros à la ville et parce que la Caisse d’Allocations Familiales des Hauts-de-Seine finance les crèches marchandes, la ville de Nanterre, pour la première fois n’a reçue aucun financement de la CAF. Le gouvernement a fait le choix, ainsi, que l’argent public aille au secteur marchand au détriment des villes. C’est scandaleux et je ne décolère pas de cette nouvelle situation, d’autant que nous avons en projet l’ouverture de quatre nouvelles crèches. <br /> Le fait que la mairie de Nanterre n'ait pas reçu de subvention de la CAF est peut être lié au contrat enfance? Pourquoi vouloir s'acharner à dépenser 3 millions d'euros, alors que vous auriez pu être subventionné par des fonds publics et privés? Pourquoi vous priver d'un revenu de taxe professionnelle? N'avez vous peut être pas trouvé les bons interlocuteurs, capables de vous montrer que la crèche "privée" peut simplement être un plus pour vous? <br /> PhL : Il n’y a aucun lien avec le contrat enfance. Au contraire, la logique voudrait que la CAF interviennent prioritairement vers les communes qui ont signé un contrat enfance. Le contrat de Nanterre est particulièrement volontariste. Ainsi, en 2006, nous allons créer pas moins de 155 places d’accueil sur la ville. C’est un effort considérable. <br /> Avez-vous vu déjà des subventions privées ? L’argument de la taxe professionnelle n’est pas pertinent. On ne peut pas raisonner à partir d’un montant que l’on peut estimer à 5 000 €.<br /> <br /> Concernant les raisons de fonctionnement. Il faut savoir que les crèches marchandes refusent les enfants de moins d’un an. Pourquoi ? Parce qu’une crèche doit avoir plus de personnels lorsque les enfants ne marchent pas. Ainsi, les crèches marchandes pénalisent les parents pour assurer leur rentabilité. <br /> Là encore je vous répond que ce n'est pas vrai. Dans la mesure où le plan de financement est bien rédigé, il n'y a aucune raison pour refuser un enfant. Puisque rappelons le, lorsqu'une crèche privée s'installe, le plus souvent le berceau est financé par : les parents + la CAF (PAJE), la commune à hauteur de 250 euros environ, et peut être les entreprises voisines qui réserveraient des places pour leurs salariés?<br /> Le seul argument honnête qu'on pourrait émettre concernant les enfants de moins d'un an, est qu'il est peut être préférable de les voir maternés, avant d'être socialisés? Mais là encore, le choix appartient aux parents. <br /> PhL : Encore une fois, je n’ai pas pour habitude d’écrire des choses fausses. Cela n’a rien à voir avec un quelconque plan de financement. C’est une pure logique gestionnaire. Chacun peut consultez les sites internet pour vérifier l’information qui est scandaleusement exacte.<br /> <br /> Mais vous comprenez que c’est par ailleurs cohérent avec le discours du ministre de la famille, selon lequel les mères de jeunes enfants doivent être auprès de leur enfant. Et bien non ! Les femmes doivent pouvoir choisir de leur destinée. Les parents doivent pouvoir choisir et ce n’est pas le cas aujourd’hui et, je souhaite, avec d’autres, que soit créé, en France, un grand service public de la première enfance<br /> Oui je suis d'accord avec vous. Il faut laisser aux mères le choix de travailler si elles le souhaitent et si elles en ont besoin. Il faut pourvoir au manque de choix des modes de garde. Il faut oeuvrer pour une réelle parité (des hommes dans les crèches, certes, mais également le droit aux femmes de faire carrière......). La crèche d'entreprise peut être une solution, parmi d'autres. <br /> Pourquoi rejeter les initiatives privées? Ne seriez vous pas mal à l'aise si vos administrés vous accusaient de : ne pas vouloir engranger de taxe professionnelle, ne pas laisser s'implanter une entreprise de crèche bénéficiant de subventions, dépenser leur argent peut être par excés de fierté ou de conviction politique??? <br /> Je ne veux en aucun cas être médisante, ni insultante. Je respecte votre opinion, même si je ne la partage pas. J'ai essayé ici d'apporter des éléments de réponse. Moi non plus je n'ai pas la prétention de tout savoir, de tout connaître, mais j'avais envie de réagir. <br /> <br /> PhL : L’excès de conviction politique c’est le fait de laisser s’installer la loi de la jungle dans les relations sociales et les relations éducatives. Mais bon ! Je ne rejette aucunement les initiatives privées. Bien au contraire, je considère que la puissance publique ne peut pas intervenir sur tous les registres et que souvent, elle doit être en subsidiarité. Elle doit faire attention de ne pas sécher l’auto-organisation et la participation citoyenne. Mais en l’occurrence, il ne s’agit pas de cela. L’accueil des enfants est un enjeu politique et social majeur !<br /> Ayant été interpellé, en quelque sorte, je voulais rectifié les inexactitudes et préciser quelques points car peut-être que mon propos initial manquait de clarté.<br /> <br />
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K
Merci de cette réponse, <br /> je la publie en article.