La prestation de service unique (PSU) accordée par les CAF aux structures daccueil des enfants de 0 à 4 ans : les aménagements à compter du 1er janvier 2004.
la prestation de service unique (PSU) Le cadre de référence La PSU s'inscrit dans le contexte: Les objectifs - Assouplir les modalités d'accueil par : - Rendre plus lisibles les aides de la CAF en simplifiant les prestations de service Les établissements et services concernés Tous les types de structures relevant du décret du 1er août 2000 : - Les crèches collectives, familiales et parentales Les types d'accueil concernés - Accueil régulier L'accueil régulier L'accueil ponctuel L’accueil d’urgence Les structures et actions passerelles L'accueil des 2/3 ans se fait : Une seule prestation de service Pour bénéficier de la PSU Deux principes confirmés - Le taux de la prestation de service intègre les participations des familles Le taux - Il reste fixé à 66% du prix plafond, y compris les participations familiales Une caractéristique nouvelle : la tarification - L'heure devient l'unité de référence pour tous les types d'accueil La participation des familles - Elle est progressive, avec un plancher et éventuellement un plafond Les ressources à prendre en compte - Les ressources imposables avant abattement selon la législation des prestations familiales Exemple Les enfants de 4 à 6 ans - La prestation de service "Accueil temporaire" (haltes-garderie) est maintenue Le calendrier - Date limite de mise en application : 1er janvier 2005 Aménagements apportés à la PSU depuis le 1er janvier 2004 La prestation de service unique a été mise en place en janvier 2002. Elle doit être généralisée d’ici au 1er janvier 2005. Suite aux remarques formulées par ses partenaires, dont l’AMF qui lui a fait part à plusieurs reprises des difficultés financières rencontrées par les maires dans la mise en place de la PSU, la CNAF a constitué un groupe de travail, auquel l’AMF a participé, pour étudier les aménagements qui pouvaient être apportés pour aider les gestionnaires déficitaires. Trois mesures ont été retenues par la CNAF qui apportent des solutions diversifiées aux difficultés rencontrées par certains établissements d'accueil. Elles peuvent être utilisées successivement ou conjointement : 1. Versement de 3 heures de concertation et d'accompagnement par place et par an pour toutes les structures d'accueil relevant du décret du 1er août 2000. 2. Réservation des familles exprimées par séquences horaires pour les établissements qui en éprouvent le besoin et le souhaitent. 3. Un « contrat d'objectifs » pour les gestionnaires qui, en dépit des deux précédentes mesures, enregistre une baisse de recettes, leur garantira temporairement, et sous certaines conditions, un niveau de prestation de service équivalent à celui obtenu antérieurement. Ces aménagements visent à accompagner les gestionnaires à adapter leur fonctionnement aux besoins des parents et à les inciter à accroître leur taux d'occupation réel, tout en respectant la qualité des projets socio-éducatifs. 1.Prise en compte des heures de concertation et d'accompagnement dans le calcul de la prestation de service unique 2. Réservations par créneau ou par séquences horaires 3. Le contrat d'objectifs de passage à la prestation de service unique Si les réservations des familles interviennent par créneaux horaires, le nombre d'établissements et de gestionnaires rencontrant des difficultés à cause des « heures creuses» diminuera significativement. Malgré cela, certains gestionnaires pourraient encore enregistrer une baisse de leurs recettes. Dans ce cas Un diagnostic sera préalablement réalisé par la CAF avec le gestionnaire afin de déterminer l'origine de la baisse de recettes. Les modalités de calcul du contrat Exemple de calcul : Un gestionnaire bénéficiait en 2003, d'une dotation en prestation de service à 66 % de 550 500 €. Mise en œuvre du dispositif contractuel Déroulement de la procédure contractuelle
Ce dossier, réalisé par l’AMF à partir de documents transmis par la CNAF, comporte deux parties : la première est consacrée à la prestation de service unique (PSU) ; la deuxième précise les aménagements apportés à compter du 1er janvier 2004.
La note, reproduite ci-dessous, est également accessible en format .PDF en cliquant sur son intitulé, dans le cadre de droite.
- de la continuité du décret du 1er août 2000
- des orientations de la CNAF concernant l'accueil des jeunes enfants
- de la convention d'objectifs et de gestion signée entre la Cnaf et l'Etat
- Mieux prendre en compte les besoins atypiques
- Accompagner le développement du multi-accueil
- Améliorer les passerelles entre l'établissement d'accueil, la famille et l'école
- Les haltes-garderies
- Les jardins d'enfants
- Les structures multi-accueil
- Les structures passerelles
- Accueil ponctuel
- Accueil d'urgence
- Les parents et le gestionnaire se mettent d'accord sur le contenu d'un contrat d'accueil (jours et nombre d'heures)
- Le paiement est mensualisé
- Cette mensualisation peut être revue en cours d'année si besoin
- Normalement, l'enfant est connu de la structure et l'a déjà fréquentée : les ressources familiales sont connues
- Une tarification est appliquée en fonction de celles-ci
- Si les ressources de la famille ne sont pas connues, on demande les ressources imposables et on applique à la famille le barème Cnaf
- La réservation est de nature plus ponctuelle (type halte)
- L'enfant n'est pas connu de la structure et la famille n'a pas besoin de réserver à l'avance
- Si les ressources de la famille ne sont pas connues, on applique à la famille une tarification moyenne
- Des places sont réservées obligatoirement dans le règlement pour ces enfants
- dans un équipement autorisé dans le cadre du décret du 1er août 2000
- au sein d'une réalisation de type expérimental
pour les enfants de 0 à 4 ans accueillis dans ces établissements
- Soumettre leur projet d'établissement et le règlement intérieur à la CAF
- Ne pas dépasser le seuil d'exclusion
- Les conditions d'activité professionnelle et de fréquentation minimale sont supprimées
- Le temps d'accueil est prévu dans un contrat établi en fonction des besoins
- L'application de la tarification des participations familiales, définie au niveau national, est obligatoire
- Le barème reste inchangé dans ses fondements
- Plancher : 6 225 euros /an soit 518, 75 euros /mois
- Plafond : 49 076 euros /an soit 4 089, 67 euros /mois
- CAFPRO simplifie le travail des professionnels
- Famille d'un enfant : ressources (1/12 du revenu annuel) = 1 524 euros
- Taux d'effort = 0, 06%
- Participation familiale horaire : 1 524 x 0, 06 = 0, 91 euro
- Prestation de service horaire plafond = 3 euros
- Prestation de service horaire versée : 3 euros – 0, 91 euro = 2, 09 euros
On peut considérer, par exemple:
- qu'une matinée ou un après midi équivaut à 4 heures;
- que le repas équivaut à une plage de 2 heures.
En d'autres termes, les établissements qui le souhaitent peuvent pratiquer conjointement:
- pour certaines places, des réservations par créneaux horaires;
- pour les autres places, des réservations à 1’heure.
Le solde ainsi obtenu sera ensuite converti en heures. C'est sur ce volume d'heures que porte le contrat. Il fixe le seuil maximum de l'aide en terme horaire pour la durée du contrat soit 3 années. Grâce à ce procédé, ces heures bénéficieront des revalorisations des prestations de service.
Il adopte, la PSU au 1er janvier 2004, sa dotation est alors de 474 311 €.
Les pertes sont, par conséquent, de 76 189 €.
A partir de ce solde, on peut déterminer le nombre d'heures maximum sur lequel porte le contrat en divisant ce solde par les 66 % du prix plafond en vigueur soit (76 189/3,52 = 21 645 heures de prestations).
L'aide maximale accordée pour les 3 ans du contrat sera calculée sur la base de 21 645 heures.
Celles-ci seront versées au gestionnaire en appliquant le montant de la prestation de service en cours (ce dernier bénéficiera donc des revalorisations des prestations de service).
- Améliorer le taux d'occupation,
- Favoriser la diversité des publics accueillis et par conséquent favoriser la mixité sociale,
- Assouplir le mode de fonctionnement des structures d'accueil afin de mieux répondre aux demandes émanant des familles.
Les objectifs devront être réalistes et tenir compte de la situation locale. Pour les multi- gestionnaires, ils seront déclinés pour chaque structure d'accueil petite enfance.
Concernant les gestionnaires ayant adopté la prestation de service unique en 2003. Les budgets réalisés parviendront à la Caf au cours du premier semestre 2004. Dans ce cas, le « contrat d'objectifs de passage à la PSU » pourra être finalisé à réception des budgets réalisés. Il portera sur la période 2003-2004-2005.
